Pour cette deuxième édition de notre Micro PM, nous avons eu le plaisir de rencontrer Ugo, président de la marque Léo & Ugo, une maison de prêt-à-porter haut de gamme qui allie élégance et modernité. L’interview a eu lieu lors du salon Who’s Next, en janvier 2025, à Paris, où la marque a une nouvelle fois démontré son savoir-faire et son sens du détail.
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de la marque Léo & Ugo ?

Oui, bonjour, je m’appelle Ugo Amsallem, je suis le président de la société Léo & Ugo. Léo & Ugo est une marque de prêt-à-porter féminin, plutôt haut de gamme, qui privilégie la mode française sous toutes ses formes. L’objectif de Léo & Ugo, c’est de démocratiser l’accès au luxe avec un aspect inclusif. Nous habillons toutes les femmes, du 36 au 48.
D’où tirez-vous vos inspirations pour les collections ?
Nos inspirations sont multiples pour la simple et bonne raison que nous développons des collections de plus de 750 modèles, que nous présentons sur 40 marchés différents. Nous sommes présents à travers le monde via des Showrooms physiques, nous présentons nos collections et nous vendons dans des boutiques multimarques.
L’inspiration vient souvent de nos voyages. Par exemple, la collection printemps-été 2025 est inspirée d’un voyage à Essaouira, au Maroc. Nous avons été fascinés par tout l’artisanat local : céramique, tricotage, tapisserie. Nous avons utilisé cet artisanat comme source d’inspiration pour créer une collection exclusive avec des couleurs chaudes et des volumes amples.

Quel message souhaitez-vous transmettre à travers vos collections ?
Il n’y a pas de message particulier dans cette collection. L’idée, comme pour toute marque de prêt-à-porter, c’est de faire rêver la clientèle et de la faire voyager avec nous. La vie peut être parfois morose et cyclique, et le souhait de chaque créateur est de faire rêver à travers ses créations. C’est ce que nous essayons de faire, saison après saison, en offrant des créations toujours plus exclusives.
Comment la marque s’engage-t-elle sur le plan environnemental ?
Nous nous engageons à différents niveaux, que ce soit dans le cycle de production ou dans le cycle de vente.
Aujourd’hui, 90 % de notre chiffre d’affaires est réalisé sur la base de précommandes. Cela signifie que nous savons exactement où vont les productions, ce qui permet de réduire l’impact environnemental en limitant la surproduction. En stockant seulement 10 % de nos collections, nous limitons nos invendus à 2 %, un taux très faible dans la mode.
Nous avons également mis en place une boutique « Archives » dans le cœur de Paris pour recycler les invendus et les prototypes. De plus, nous reprenons les vêtements en seconde vie et offrons une remise de 20 % à nos clients sur les prochaines collections lorsqu’ils nous retournent des pièces que nous restaurons. Ces vêtements sont ensuite vendus sur ce segment de seconde vie. Nous avons aussi un onglet « Archives » sur notre site internet pour offrir des créations des saisons précédentes.

Que réserve l’avenir pour Léo & Ugo en termes de grands projets ?
Nous évitons de parler de « grands projets » pour rester humbles. Cela dit, nos priorités sont le développement du retail et du digital. Nous souhaitons renforcer notre présence nationale et développer notre offre B2C en ligne. Le digital est au cœur de nos efforts récents, réduisant les flux logistiques et assurant une stabilité économique malgré l’instabilité mondiale.
À plus long terme, nous aimerions ouvrir des boutiques à l’international, via des franchisés ou des importateurs.

Quels conseils donneriez-vous à une jeune marque qui débute ?
L’industrie de la mode est très concurrentielle, et mes conseils sont d’être persévérant et rigoureux. Il est essentiel de ne pas se précipiter, mais de se concentrer sur une niche, l’exceller et innover en communication.
Les pop-ups et les salons internationaux sont également des leviers importants pour développer l’image et la distribution d’une marque. Bien que cela demande des investissements conséquents, c’est primordial pour réussir.
Avez-vous un message ou une expérience à partager ?
Ce que je voudrais partager, c’est que tout coup dur peut devenir une force. Comme beaucoup dans le secteur de la mode, nous avons été très impactés par le COVID. Les annulations de commandes et les cycles de production longs ont rendu la période difficile. Nous sommes dans le « slow fashion », avec des cycles de production de 4 mois. Malgré tout, nous avons appris à travailler différemment, et cela nous a permis une croissance extraordinaire cette année.
Il ne faut jamais se décourager, car les épreuves nous apprennent à aller plus loin et plus vite.








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