Lancée le 25 avril 2026, Les Stockistes est née d’une évidence. Après sept ans à vendre du made in France, son fondateur a décidé d’en fabriquer lui-même. Unisexe, fabriquée dans des ateliers français, cette nouvelle marque incarne une mode actuelle et durable, au plus près des besoins de leurs clients. Rencontre avec Romaric Madelpuech, gérant des deux boutiques, Arpet et Les Traits Français à Toulouse, pour en savoir plus.
Comment est née l’idée de lancer votre propre marque de vêtements et pourquoi maintenant ?
« L’idée a émergé en début d’année dernière, début 2025. Que ce soit chez Les Traits Français ou chez Arpet, nos clients nous réclamaient énormément de chemises, fabriquées en France, dans de belles matières. Nous avions bien trouvé quelques marques qui en proposent, mais elles peinaient à les commercialiser, cette pièce coûte cher à produire. On s’est dit que si on ne trouve pas une marque qui peut distribuer des chemises qui nous correspondent, on va les faire nous-mêmes. C’est à partir de ce besoin-là précis qu’on a décidé de lancer notre marque en même temps. À partir du moment où on a commencé à aller voir les ateliers pour produire des chemises, on s’est rendu compte qu’il y avait plein d’autres ateliers qui faisaient des pièces cool. »
Quel est le nom de votre marque ?
« La marque s’appelle Les Stockistes. C’est le nom qu’on avait donné à une troisième boutique ouverte à Toulouse. On l’a fermée rapidement, parce que l’emplacement n’était pas idéal. On avait déjà une petite communauté sur Instagram, c’était un nom qu’on n’avait pas envie de perdre. Étant donné que notre marque, “stock” des produits de plusieurs ateliers différents en France, ça faisait sens. On ne voulait pas que la marque porte le nom de l’une des deux boutiques parce que justement, on a envie de distinguer chaque identité. »
Comment définiriez-vous l’ADN de cette nouvelle marque, et de quelles sont vos inspirations ?
« On a à cœur de proposer des coupes actuelles à nos clients tout en gardant un esprit facile. L’objectif, pour nous, est que lorsque nos clients essaient nos vêtements, ils n’aient même pas à se demander s’ils s’accorderont avec le reste de leur garde-robe. L’idée, ce n’est pas de révolutionner la mode, mais justement de pouvoir proposer des pièces actuelles et bien faites. Avec un style plutôt casual chic avec des pièces intemporelles.
Nous puisons notre inspiration au contact de nos clients, que ce soit chez Les Traits Français ou chez Arpet. On est super à l’écoute de leurs demandes, de leurs besoins, de ce qu’ils aiment et des références qu’ils peuvent avoir. Notre première source d’inspiration, c’est eux. Donc, on a imaginé des produits dans lesquels ils seront confortables et où ils n’auront pas de mal à les associer avec ce qu’ils ont déjà dans leur garde-robe. »
Qui crée les collections ?
« Il y a de tout. Il y a des produits qu’on a dessinés, d’autres qu’on a améliorés par rapport à ce que les ateliers avaient déjà dans leurs archives. Donc, c’est un mélange entre des archives et du dessin direct. C’est moi qui crée les collections. Cela fait sept ans qu’on travaille dans le prêt-à-porter, donc on a une idée quand même assez globale des coupes et des produits qui fonctionnent, en tout cas chez nous. C’est vrai qu’après sept ans de terrain en boutique, c’est plus “facile” d’imaginer des vêtements qui vont plaire à nos clients puisqu’on les connaît bien. »
Pourquoi avoir fait le choix du Made in France, et avec quels ateliers travaillez-vous ?
« Nous avons noué des liens très forts avec certaines marques et ateliers, et il était tout naturel, le jour où nous lancerions notre propre marque, de collaborer avec eux. C’est un choix éthique à la base, on a envie de proposer une mode durable. Cela fait tellement longtemps qu’on travaille avec des fabricants français qu’on ne se pose même plus la question. Pour nous, c’est normal. On a un savoir-faire énorme en France et l’un des plus beaux. C’est évident que si on veut faire des produits de qualité et avec des coupes actuelles, les ateliers français sont parfaits pour ça.
On travaille aujourd’hui avec six ateliers. Nos t-shirts sont faits à Roubaix. Nos jeans, nos chemises et nos chaussures sont faits dans les Deux-Sèvres. Notre maroquinerie est faite à Groyer. Nos ceintures sont faites en Bretagne. Nos casquettes et nos chapeaux sont faits dans les Pays de la Loire.
On essaie de garder des liens proches avec nos partenaires, et aujourd’hui, on a la chance de travailler avec de très beaux ateliers. Cet hiver, on lance une collaboration avec Le Minor, un atelier de maille parmi les plus beaux en France. Ça fait des années qu’on travaille avec eux, notamment via les boutiques. C’est aussi ce qui nous a permis d’intégrer leur ligne de production, quelque chose qu’on n’aurait sans doute jamais pu faire en arrivant de nulle part. »

À qui s’adresse cette marque, et quelle est votre ambition pour l’avenir ?
« Nous tenons vraiment à cœur que la marque soit mixte, proposer des pièces qui s’adressent aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Toutes nos coupes sont pensées dans cet esprit unisexe. Le client idéal, c’est donc quelqu’un qui souhaite investir dans un produit de qualité, durable, avec une coupe dans l’air du temps.
Si ça fonctionne, nous élargirons la collection. Nous savons déjà sur quels produits nous pouvons nous développer. Et pourquoi pas envisager un jour une distribution chez nos amis détaillants, si ça plaît ? On ne s’y refuse pas, même si ce n’est pas la priorité absolue pour l’instant. »

Si vous deviez résumer cette marque en une seule phrase, que diriez-vous à votre client ?
« C’est une marque unisexe, made in France, avec des produits de qualité et durables. La seule chose que je peux vous dire pour finir, est que cette marque, c’est le résultat de sept ans de travail en boutique et sur le terrain qui nous amène aujourd’hui à essayer de répondre, nous-mêmes, aux besoins de nos clients. »
Nina Silva l PagesMode







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